Témoignage tire-allaitement exclusive: Partie 1 la Grossesse

Annonce de la grossesse

Avec Pascal, nous voyons les années passées et pas le moindre embryon qui montre son museau. Notre enfant s’est présentée sans crier gare à la veille de faire une procédure de fiv (Fécondation In Vitro). Je n’y croyais tellement pas que j’ai demandé à ma gynécologue, si elle n’avait pas confondue ma prise de sang avec celle de quelqu’un d’autre et si elle savait la lire. Il faut dire qu’à priori, la date de conception avait été le jour de la panne de la voiture, alors attention, mesdames, si monsieur fait le coup de la panne ! Du coup, j’ai réservé un super restaurant en catastrophe, j’ai acheté un livre imagerie sur la famille, puis un magazine se nommant neuf mois et hop, le tout dans du papier cadeau. Il faut dire qu’au milieu de nulle part pour trouver quelque chose ! Bon Pascal se doutait de quelque chose vu que j’étais en attente de résultat de prise de sang et qu’après, je réserve un restaurant…

La grossesse

La grossesse s’est à peu près bien déroulée. A peu près car je l’ai vécu pendant les trois premiers mois sans voiture au milieu de nulle part. Le village de deux cents habitants était à un peu plus d’un kilomètre mais sans aucune boulangerie ou autre magasin… Avec un déménagement des Deux Sèvres (youpi) et l’aménagement dans une nouvelle région (Hérault génial). Peu de kilos pris au départ puisqu’à six mois, cela commençait juste à se voir que j’étais enceinte. Il faut dire que je suis une obèse donc… Dans ma nouvelle région et plus particulièrement vers chez moi, j’ai décidé de prendre à cœur de trouver l’hôpital dans lequel j’allais accoucher. Je n’avais que quelques idées de ce que je voulais ou pas. Je souhaitais surtout être dans le même hôpital que bébé, s’il y avait un souci, faire don de mon cordon ombilical, que le papa soit là si c’était une césarienne et ALLAITER… Pour moi, il était hors de question que je passe à côté. Notre enfant recevrait mon lait qu’il prendrait à mes seins. C’était trop important. Du coup, j’ai choisi le C.H.U Arnaud de Villeneuve à Montpellier. Le premier que j’avais choisi, Clémentville, malgré qu’ils nous aient tout montré, ils n’ont pas tenu compte de l’angoisse d’accoucher, de la séparation avec bébé si besoin et surtout de la présence du papa pour la césarienne.

Lors de ma première visite avec ma nouvelle gynécologue, cela a frité. Elle m’a mise plus bas que terre car j’avais pris du poids. Vous comprenez, déjà que j’en avais de trop ! Alors là, il ne fallait pas que cela continue, etc… Ben oui, je suis obèse donc je n’aurais pas dû du tout en prendre pendant ma grossesse (dixit la gynécologue). A la veille des sept mois de grossesse, j’avais pris sept kilos.Merde, j’avais pris QUE sept kilos et en plus je faisais yo-yo entre six et sept kilos. J’avais été tellement fière et elle, au lieu de dire bravo, attention à ne pas trop en prendre non plus, elle m’a considérée comme une grosse qui va s’empiffrer en servant du prétexte de la grossesse. J’étais tellement abasourdie que je n’ai rien dit. Mais mon caractère est revenu après la visite. Oui la bonne chose de la grossesse, c’est que j’étais très zen contrairement à la vie de tous les jours. Ceux qui me connaissent vous le diront, je ne mâche pas mes mots d’habitude.

Le second rendez-vous arriva , je suis rentrée dans le bureau et je n’ai rien dit (pas un mot à part bonjour) et j’ai laissé venir. Elle a senti le malaise et a voulu parler. Cela tombait bien moi aussi. Je lui ai dit que son comportement était inadmissible ainsi que son jugement. Que j’avais perdu 23 kg en tout et sur plusieurs mois avant ma grossesse, que je lui avais précisé en plus mon parcours avec mon poids. Ce n’était pas pour me faire rabaisser par quelqu’un qui s’épouvantait que je prenne quelques kilos pour ma grossesse. Elle a eu peur en fait que je ne fasse pas attention, etc… je lui ai dit que je gérais très bien jusque là et que si j’avais perdu ce poids, ce n’était pas pour en reprendre tout autant pour ma grossesse. Qu’elle devrait revoir ses cours de déontologie, d’empathie…. et surtout ne pas juger une personne sans connaître ses antécédents, surtout pour un médecin.

A la fin du septième mois, j’ai eu du diabète gestationnel. Cela a été galère pour trouver un endocrinologue à la veille des vacances de Noël. Personne ne voulait me prendre malgré l’urgence. Un docteur qui lui connait son métier et son serment d’Hippocrate, m’a pris en repoussant son départ de trois heures. Grâce à lui, j’ai pu le contrôler et éviter certaines catastrophes. (Merci beaucoup !)

D’ailleurs, c’est vers les sept mois et demi de grossesse que l’on nous avait raconté des cracks. Non, notre enfant ne porterait pas du trois mois directement mais bien du un mois. Imaginez-vous notre tête et la mienne. Moi qui avait organisé chaque tenue que ce soit de son jour de naissance au jour de la sortie de maternité.

Le jour J

Puis un jour, un mardi 17 février, on nous annonça qu’on me le déclenchait à cause de ce fameux diabète gestationnel malgré que je le gérais bien. Cela se passerait le soir même. Bêtement, je pensais que je pourrais rentrer chez moi après le déclenchement. On ne m’avait pas expliqué dans les détails, au départ. Quelle désillusion. J’ai laissé faire, j’y connaissais rien et je faisais confiance… (Mon avis a radicalement changé depuis)

C’est seulement au restaurant, oui je voulais en profiter (vu ce que vous allez lire plus loin, je n’ai pas assez profité) que nous avons décidé du prénom. Surtout qui aurait le dernier mot : si c’était un garçon, c’était moi qui choisirais et si c’était une fille, ce serait Pascal qui déciderait. Nous avions chacun un choix de prénom bien différent pour la fille comme pour le garçon. Oui, nous ne savions pas le sexe de l’enfant. Nous voulions garder la surprise. Ne savoir que le jour J, jour de la délivrance, le sexe de notre enfant était une évidence pour nous (moins pour notre famille). Nous sommes revenus à 16h45 pour le rendez-vous de 17h en étant un peu stressés… Puis l’heure est passée, les aiguilles de la pendule tournaient. Vers 18h30/18h45 j’ai commencé à montrer des signes d’agacements. Merde, les chaises des urgences obstétriques sont très inconfortables (Ils ont revu le budget à la baisse mais quand même)…. A 19h00, je n’ai pas pu tenir et j’ai demandé au personnel ce qu’il se passait car je n’en pouvais plus d’être là. On m’a gentiment expliqué qu’il y avait des urgences (chose que je comprenais) et que nous tarderions pas à passer…. 19h15 la dame qui devait avoir son déclenchement à 18 heures passe avant moi :/ Non mais c’est une blague, retenez-moi ! Je fulmine. Je n’en peux plus et Pascal ne sait pas comment m’aider. J’essaie de retenir mon stress par rapport à lui mais c’est très dur. Je n’arrête pas de dire que je vais les planter là. J’aurais bien explosé avant mais je vous rappelle que la grossesse me donnait un côté très calme. Je regrettais vraiment que la grossesse me donne cette zenitude, j’aurais tellement voulu ne plus l’être ou beaucoup moins. (Mais j’aimerais l’avoir de nouveau, à l’instant où je retranscris mon vécu). Vers 20h30, je me décide à partir. Qu’ils aillent voir ailleurs si j’y suis. A ce moment-là, on m’appelle. Bête, disciplinée, j’ai répondu à cet appel !

Suite dans

Témoignage tire-allaitante exclusive, Partie 2 : L’accouchement ici

Témoignage tire-allaitante exclusive, partie 3 : le tire-allaitement exclusif ici


4 réflexions sur “Témoignage tire-allaitement exclusive: Partie 1 la Grossesse

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