Cela fait mal de vivre sans toi

Mon cerveau est confus, mes pensées encore plus. Pourtant je voudrais écrire mais je ne veux pas trop  en dire.  J’aimerais tellement que cette semaine passe, que le mois d’octobre soit là. La douleur serait toujours là mais moins vive. On ne peut pas oublier certaines dates et même si on le voulait notre coeur, notre inconscient fait tout pour nous le rappeler au moment venu. Pourtant, je croyais avoir fermé la porte à clé mais non. Avant cela, j’étais le mur porteur, depuis j’ai l’impression de ne plus l’être. Le mur a été fragilisé par des fissures profondes. La porte se réouvre très souvent comme d’une grande bourrasque.

 

Un jour, je raconterai tout ce que j’ai pu faire ce jour-là et les jours d’après malgré que ma vie venait d’être dévastée. C’est à cela aussi que je vois que j’ai un caractère fort qui n’empêcha de m’écrouler et qui me permis de rester debout. Je parlerais de tout ce qui a changé après cela. Du vide familial qui s’est créé et que je subis. Malgré cela le mur que j’étais, restera droit, juste un peu plus abimé et je ne suis plus le mur porteur pour les autres. Malgré ces brèches, je tiendrais. Je me le promets. Un jour je pourrais parler de lui mais pas encore cette année. Les larmes coulent rien que de penser à cette absence. Les larmes coulent de ce deuil non fait. J’essaie de ne pas penser mais tout mon être en a décidément autrement. Notre histoire était tellement belle mais la vie a refusé que nous la continuions ensemble. Tu as pris un autre chemin. Il m’est interdit de l’atteindre pour le moment. Je ne peux que subir cette absence.

Je déteste ce que je suis devenue. Il n’y a pas de honte d’être plus faible et pourtant, j’essaie de retenir mes larmes. Elles coulent toutes seules car les images défilent sans cesse. J’ai cru qu’enfin, je pouvais réécouter ton idole mais non. Cet été lors du concert de David Hallyday, après une de mes chansons de jeunesse, il s’est mis à chanter : »Tu ne m’as pas laissé le temps ». Dès les premières notes, une rivière est arrivée et rien n’a pas l’empêcher de couler.

Il a enchaîné avec une chanson de son père et là, j’ai cru que j’allais m’effondrer. J’espère que de là-haut, tu as pu approcher ton idole.

Hier soir, c’était plus fort que moi, je regardais l’heure et je me suis revue six en arrière, me rappeler ce que j’avais ressenti avant que le coup de fil fatidique m’annonce que je devais venir te voir. Que je sache que ce que j’avais ressenti, c’était bien passé en fin de compte. Mon intuition était la bonne. Miss Mimine a dû ressentir tout cela car, elle est venue me demander des caresses peut être, juste un peu plus que d’habitude. Elle, aussi, a perdu quelqu’un de cher. Un jour, je parlerais de tout cela mais maintenant, je n’en ai pas la force. J’ai l’impression d’avoir les épaules voûtées, je suis fatiguée d’essayer que mon cerveau referme cette porte et estompe la douleur.

Non je ne veux pas t’oublier. Je veux juste éteindre cette douleur dû à ton absence. Juste oublier que depuis six ans, je ne suis plus tout à fait moi.

Cela fait mal de vivre sans toi,
Papa.

 


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